Comment instrumentaliser politiquement les violences faites aux femmes ?

Mode d'emploi...

Toi aussi tu veux te débarrasser d'un concurrent politique ? C'est facile ! Suis les instructions décrites dans cet article et le tour est joué...

Que les choses soient claires : je suis bien évidemment contre toute forme de VSS (Violence Sexiste et Sexuelle). Je considère que #metoo constitue un progrès, qu’il faut libérer la parole des femmes et ne laisser aucun prédateur impuni.

Cela ne justifie en aucun cas le dévoiement de ce combat et l’affranchissement des règles les plus élémentaires permettant la manifestation de la vérité : respect du contradictoire, transparence de la procédure, indépendance des enquêteurs, voies de recours etc.

Je ne sais pas si Julien Bayou est coupable de quoi que ce soit mais je sais que la façon dont il a été jeté en pâture à l’opinion publique sans aucune possibilité de se défendre est tout simplement dégueulasse.

Ayant moi-même été « victime » de tels abus, j’en sais quelque chose…

Alors pour les curieu(ses)x, autopsie / mode d’emploi d’un lynchage politique en 7 actes :

  1. Sandrine Rousseau me colle un #metoopolitique aux fesses sur les réseaux sociaux. Une accusation complètement hallucinante car sans aucun fondement. La dénonciation est anonyme (je ne suis pas cité) mais tout le monde comprend que c’est de moi dont il s’agit.
  2. Alors que je ne suis pas cité, et sans me demander d’explications, Arthur Delaporte, Secrétaire fédéral du Parti Socialiste Calvados et désormais député du Calvados s’empresse de balancer le post de Sandrine Rousseau à la Commission nationale du Parti Socialiste en charge des VSS en précisant que c’est de moi dont il s’agit. Merci camarade.
  3. Tant que je ne suis pas « blanchi » par cette commission, je ne peux obtenir l’investiture du PS pour les législatives. Arthur Delaporte obtient ce qu’il veut : la neutralisation politique d’un rival potentiel. Pas beau mais efficace…
  4. J’écris à plusieurs reprises à Cécilia Gondard, Présidente de la Commission nationale du PS pour lui demander de statuer et de m’entendre. Près d’un an plus tard, j’attends toujours une réponse…
  5. Je lance un ultimatum à la Commission : soit mon cas est examiné avant le 1er janvier 2022, soit je porte plainte en diffamation contre Sandrine Rousseau et je balance tout à la presse. Aucune réponse…
  6. Le 3 janvier 2022, n’ayant d’autre option, je porte plainte et révèle l’affaire à la presse qui s’en empare. Big buzz. Le Parti Socialiste du Calvados s’empresse de me faire comparaître devant la Commission des conflits qui me suspend du PS. Je me fais pourrir sur les réseaux sociaux par des hordes de trolls complètement imperméables à tout argumentaire rationnel. On ne touche pas à Sandrine Rousseau. Je suis un agresseur sexuel.
  7. Je quitte le Parti Socialiste, adhère au Parti Radical de Gauche et me présente aux législatives sur la 5ème circonscription du Calvados. Je prends une tôle face à la NUPES mais c’est le député sortant LREM Bertrand Bouyx qui est réélu.

Morale de cette histoire, si tu veux éliminer un concurrent ou un rival, accuse-le d’agression sexuelle. Que ce soit vrai ou faux on s’en fout. Le mal est fait et de toute façon tu ne pourras pas te défendre. Un grand bravo à Sandrine Rousseau, Valerie Harel et Arthur Delaporte pour cette opération rondement menée. Super efficace.

Le problème c’est que l’on peut me reprocher plein de choses mais pas ça.

Le second problème, c’est qu’en instrumentalisant ce noble combat, tu le dévoies et que cela conforte les victimes dans l’idée qu’il ne faut rien faire.

Le troisième problème c’est que moi, ce genre de saloperies, loin de m’abattre cela me galvanise. Alors vous êtes loin de vous être débarrassés de moi 😉

Le quatrième problème c’est que, tôt ou tard, on finit toujours par devoir assumer les saloperies dont on s’est rendu coupable. Le retour de bâton sera sévère.

Moi la politique, j’en fais parce que j’ai des convictions. Je suis une sorte d’idéaliste. Les petits coups de pute en politique, c’est pas mon truc. Je ne dois rien à la politique. Je n’ai jamais eu besoin et je n’aurai jamais besoin de la politique pour vivre. C’est le prix à payer pour rester libre et honnête. A bas les apparatchiks !

Pour tout savoir sur cette sombre affaire, lire les messages, voir les photos etc. tout est en ligne ici. 100% transparence !

http://www.saintcloudrivegauche.fr/campagnes/metoopolitique/

Xavier Brunschvicg Conseiller municipal

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Ollivier à écrit :

Salut Xavier
Je suis tout à fait d’accord sur le tendance que je vois de dessiner concernant la bien-pensance nauséabonde
Un bémol cependant car je pense que Valérie Harel aurait de toute façon été choisie. L’idée des gens de gauche a été de radicaliser les candidatures (comme l’ont montré les résultats)
Pour le reste, j’ai assisté à toute l’histoire et je te soutien

Xavier Brunschvicg à écrit :

Merci. On voit les résultats de cette stratégie de la radicalisation coûte que coûte…