La vérité sur la densification et les logements sociaux

Comme vous le savez, Saint-Cloud paie presque 1 million d’euros d’amendes pour insuffisance de logements sociaux. Eric Berdoati, notre Maire (gloire à lui), nous explique qu’il n’est pas contre les logements sociaux mais contre la densification. Il nous dit que pour respecter nos obligations, il devrait massivement densifier la commune en construisant des milliers de logements et qu’il s’y refuse. C’est faux !

  1. Depuis des dizaines d’années, Saint-Cloud se densifie. Et c’est normal. Pour maintenir, sans l’augmenter, le niveau actuel de la population (pour préserver nos commerces, nos écoles, nos services publics…) nous sommes obligés de construire 50 à 60 logements par an car on est de moins en moins nombreux par logement. C’est mathématique.
  2. Le problème, c’est que cette densification est déséquilibrée. On ne construit que des logements hauts de gamme pour cadres sups et rien pour les catégories sociales intermédiaires ou populaires, les commerçants, les infirmières, les profs, les policiers municipaux… Le pourcentage de logements sociaux à Saint-Cloud est passé de 10% en 2000 à 17% en 2012. Depuis, plus rien ! On reste scotché à 17%. Et pourtant on a massivement construit dans cette période. La preuve : dans le quartier Coteaux- Bords de Seine, pas moins de 5 programmes immobiliers, soit plus de 200 nouveaux logements sur un périmètre restreint. Mécaniquement ce quartier va augmenter sa démographie. Et combien de logements sociaux ? Rien ou presque !
  3. Si, depuis 15 ans, nous avions réservé 30 à 50% de logements sociaux dans les nouvelles constructions, nous ne serions pas carencés, nous ne payerions pas d’amendes exorbitantes, nous aurions une ville plus diverse et non une ville en voie de ghettoïsation pour millionnaires.

La vérité, c’est que la densification est une fausse excuse qu’Eric Berdoati brandit pour ne pas construire de logements sociaux.

La vérité, c’est qu’Eric Berdoati a livré la ville aux promoteurs sans aucune contrepartie.

La vérité, c’est qu’Eric Berdoati, pour garder son mandat et faire plaisir à son électorat le plus réactionnaire, préfère payer des amendes plutôt que de respecter l’intérêt général.

La vérité, c’est aussi que les clodoaldiens ont massivement voté pour lui en connaissance de cause.

Mais nous, on ne lâche rien !

Xavier Brunschvicg Conseiller municipal

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