Saint-Cloud ville pauvre ?

Notre tribune dans le Saint-Cloud Magazine de novembre 2021

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, Saint-Cloud est une ville pauvre peuplée de gens riches !

La ville est pauvre car ses ressources sont faibles. C’est l’obsession de la majorité actuelle : maintenir les impôts locaux le plus bas possible. C’est un choix qui, ne nous voilons pas la face, est celui d’une majorité de clodoaldiens. En même temps, la ville est peuplée de personnes qui disposent de revenus et d’un patrimoine parmi les plus élevés en France. Gennevilliers par exemple est dans une situation inverse. C’est une ville relativement riche en raison des entreprises, mais elle est peuplée de catégories sociales très populaires.

Mais y a aussi des catégories populaires et des classes moyennes à Saint-Cloud. C’est avant tout pour elles que nous nous battons. Les riches ont moins besoin de services publics tels que des crèches, des infrastructures sportives, des aides aux devoirs ou des centres de loisirs. Ils peuvent se payer des cours illimités chez Acadomia ou une adhésion au Golf de Saint-Cloud…

Le budget de la ville est d’environ 60 millions d’euros. Il a les caractéristiques suivantes :

  • impact négatif de plus de 10 millions d’euros par an en raison des péréquations ;
  • disparition de la Taxe d’Habitation ;
  • des investissements et un endettement très faibles ;
  • des dépenses de personnel réduites grâce à l’externalisation ;
  • aucun investissement dans la transition écologique et le logement social (la ville préfère payer des amendes pharaoniques) ;
  • un excédent de 2 à 4 millions d’euros chaque année.

Bref, rassurez-vous bonnes gens, la ville est « bien gérée » : pas de trou dans la caisse, pas de dépenses inconsidérées, peu d’investissements et des impôts locaux plus faibles qu’ailleurs.

S’agit-il d’une bonne gestion pour autant ? La municipalité gère la ville de la façon la plus conservatrice qui soit. Elle ne prépare pas l’avenir, ne porte aucune vision et aucun projet. Saint-Cloud demeure une belle endormie. Il lui faut 6 ans pour couvrir 3 courts de tennis aux Coteaux et le réaménagement du marché des Avelines, projet phare de la majorité en 2014, sera peut-être achevé en 2024… La mauvaise nouvelle, c’est qu’à terme, c’est le déclin assuré. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a des marges de manœuvre considérables si on change de majorité…

Xavier Brunschvicg Conseiller municipal

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